Orazio Riminaldi, Clovis, vers 1625
C'est après cette bataille qu'a lieu l'épisode du vase de Soissons, selon Grégoire de Tours. Contre la loi militaire du partage, le roi demande à soustraire du butin un vase liturgique précieux pour le rendre, à la demande de Remi, évêque de Reims, à l'église de sa ville. Après avoir réuni le butin, Clovis demande à ses guerriers d'ajouter le vase à sa part du butin. Un guerrier s'y oppose en frappant le vase de sa hache. Clovis ne laisse transparaître aucune émotion et rend l'urne à l'envoyé de Remi. Pour Patrick Périn, "le vase de Soissons ne fut pas cassé car, comme le précise Grégoire de Tours, il fut rendu à celui qui le réclamait en l'occurrence l'envoyé de l'évêque. Sûrement en métal précieux comme tout vase liturgique, il fut tout au plus légèrement endommagé.
L'épilogue se produit le 1er mars 487. Clovis ordonne à son armée de se réunir au Champ-de-Mars pour, selon la pratique romaine, l'inspection des troupes et l'examen de l'état et de la propreté des armes. Inspectant ses soldats, il s'approche du guerrier qui, l'année précédente, avait frappé le vase destiné à Remi et, sous prétexte que ses armes sont mal entretenues, jette la hache du soldat à terre. Au moment où celui-ci se baisse pour la ramasser, Clovis abat sa propre hache sur la tête du malheureux, le tuant net. Sur ordre de Clovis, l'armée se retire en silence, laissant le corps exposé au public.
Le testament de Remi fait mention d'un vase d'argent que lui aurait donné Clovis, qu'il aurait fondu pour fabriquer un encensoir et un calice.