Un oppidium celte du Ier sicècle av.J.-C
Reconstirution de l'oppidum de Bibracte
Maquette de la ferme de Verberie
Denier gaulois à légende Togirix, attribué aux Séquanes
La civilisation gauloise connaît une période particulièrement florissante. L'émergence de véritables villes fortifiées (oppida) de dimensions bien plus importantes que les forteresses des périodes antérieures, ou encore l'usage de la monnaie sont des traits caractéristiques de cette civilisation.
Dès la fin du IVe siècle av.J.-C. et au début du IIIe siècle av.J.-C., certains Belges, les Germani cisrhenani progressent cependant vers l'Oise, comme en témoigne le sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre et celui de Gournay-sur-Aronde, lieux de batailles contre probablement des Armoricains ou des Gaulois belges ayant fait environ mille tués, leur permettant ainsi de conquérir des territoires et repoussant certains de leurs opposants, vraisemblablement les tribus Aulerques vers la Loire.
Au IIe siècle av.J.-C., se met en place une relative hégémonie Arverne caractérisée par une forte puissance militaire et une grande richesse de ses chefs. Au même moment, l'emprise romaine augmente dans le Sud de la Gaule. Elle se manifeste d'abord sur le plan commercial. Les fouilles archéologiques ont montré qu'au cours du IIe siècle av.J.-C., les amphores italiennes remplacent peu à peu celles venant de Grèce dans le commerce marseillais. A plusieurs reprises les Marseillais font appel à Rome pour les défendre contre les menaces des tribus celto-ligures et les pressions de l'empire arverne.
Le sud-est de la Gaule, notamment les régions actuelles du Languedoc et de la Provence, est conquis par Rome avant la fin du IIe siècle et forme la province romaine de Narbonnaise. Cette région, qui va des Pyrénées aux Alpes en passant par la vallée du Rhône, est un territoire stratégique pour relier l'Italie à l'Hispanie, conquise lors de la seconde guerre punique. La conquête de ces régions s'achève en 118 av.J.-C. après la défaite des Arvernes et des Allobroges et l'alliance de Rome avec le peuple gaulois des Eduens. Après la chute de l'hégémonie arverne sous la pression des Romains, les grands peuples de Gaule-Eduens et Séquanes en particulier-connaissent une forte rivalité.
En 58 av.J.-C., Jules César utilise la menace que fait peser la pression germanique sur les Gaulois pour intervenir à l'appel des Eduens, alliés de Rome. La guerre est longue et meurtrière et en janvier -52; avec l'accession au pouvoir de Vercingétorix, les Arvernes et leur clientèle se soulèvent contre l'armée du proconsul. Jules César fait face à la détermination des Gaulois dont le soulèvement est quasi général. Sièges, incendies de cités, politique de la terre brûlée et massacres, déportation en esclavage sont alors au programme qui s'achève par une victoire romaine face à la fougue gauloise désorganisée. En 50 av.J.-C., Jules César laisse une Gaule exsangue. Il laisse aux villes une grande autonomie.