Coupole du baptistère des Ariens de Ravenne. Au centre de la coupole, le Christ se fait baptiser par Jean dans le Jourdain. Il est représenté à côté d'un génie des eaux pour montrer qu'il n'est pas totalement humain.
Etymologie du nom de Clovis
La langue maternelle de Clovis était une langue germanique du sous-groupe bas francique.
Son nom est connu seulement sous la forme latinisée Chlodovechus, qui correspond probablement à un nom francique, "Hlodowig.
Ce nom, composé de deux éléments: hlod ("renommée", "illustration", "gloire") et wig ("bataille", "combat"), signifie "glorieux au combat".
Fréquemment utilisée par les Mérovingiens, la racine hlod est à l'origine de noms tels que Clotaire (et Lothaire), Clodomir, Clodoald (Cloud) ou Clotilde.
L'appellation actuelle (Clovis) du roi des Francs "Hlodweg résulte d'une série de mutations et de transcriptions du francique en latin, puis en langue d'oïl. Latinisée en Chlodovechus, ce nom évolue en Clodovicus, puis "Clovis" mais aussi en Ludovicus (Ludovic); en allemand Hlodweg est devenu Ludwig.
En français, Ludovicus a fini par donner Louis (dès le Moyen Âge), nom porté par dix-sept rois de France ayant effectivement régné.
Contexte
Du déclin de l'Empire romain d'Occident et des "invasions barbares" résulte l'établissement durable de royaumes barbares dans l'Empire et notamment en Gaule. Les peuples fraîchement installés occupent des parties de territoire avec le statut de fédérés (foetus) puis, avec la déliquescence du pouvoir romain en Occident se constituent bientôt en royaumes indépendants cherchant à s'étendre au détriment des territoires voisins. Quand Clovis apparaît dans l'histoire, les Francs occupent le nord de la Gaule à la suite d'une série d'incursions souvent brutales. Les Wisigoths-ennemis des Francs-dominent un vaste territoire au sud-ouest de la Gaule dont la frontière est marquée par la Loire, le Rhône et la Durance. Les Burgondes sont établis dans la Sapaudia à l'est de Lyon sur un espace qui s'étend de Langres à la Durance. Enfin, les Bretons, fuyant leur île, s'installent en Armorique vers le milieu du Ve siècle.
Les Francs constituent une ligue de peuples germaniques qui, bien qu'ayant établi un foetus avec l'Empire, sont restés païens à la différence de peuples plus romanisés tels les Burgondes, les Ostrogoths, les Vandales ou les Wisigoths qui adoptent largement le christianisme arien de tendance homéenne de Wulfila. Malgré les tentatives d'harmonisation théologique et dogmatique afin de définir une orthodoxie, l'Empire est à cette époque traversé de débats christologiques qui opposent le christianisme nicéen au christianisme arien et perdurent tout au long du Ve siècle, et les dirigeants adhèrent tantôt à l'une ou à l'autre des professions de foi concurrentes même si en Gaule les rapports entre les différentes confessions chrétiennes sont souvent dépourvus d'hostilité.